Akwaba cellulaire
En ces temps présents, si tu n’as pas de téléphone portable à Abidjan, certains pourraient te demander, sans se gêner : « d’où viens-tu ? ». Apparu en Côte d’Ivoire à la fin des années 90, cet outil de communication jugé pratique et qui était réservé à une catégorie privilégiée de personnes, au début des années 2000, est devenu le premier bien que possède l’ivoirien moyen. Aidés par la prolifération des opérateurs mobiles, aujourd’hui au nombre de six, les populations ont bénéficié de la concurrence sans merci que se livrent les sociétés de téléphonie mobile. Des packs comportant un téléphone accompagné d’une carte SIM aux tarifs préférentiels adaptés à la communication intra-réseau, les solutions pour attirer le maximum de clients ne manquent pas. Et puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, les services offerts se ressemblent généralement d’un opérateur à un autre. Actuellement, l’offre que l’on peut considérer comme la vedette de l’heure est celle qui permet d’envoyer des sms illimités en intra-réseau (communication entre des abonnés d’un même réseau) à tout moment de la journée, et qui donne droit à des appels à tarif réduit, après 22h. Ainsi donc, très tard dans la nuit, les jeunes ivoiriens sont accrochés à leurs portables, s’offrant le plaisir de la communication moins chère. Sur le campus de l’Université de Cocody, jusqu’à minuit, il n’est pas rare de voir des étudiants, au balcon de leurs chambres, profitant à la fois du cadeau de l’opérateur mobile et de l’air frais apporté par la nature. « Allo ! Allo ! On dit quoi, ça va ? »